Skip to content
Rotary-Logo-lettres-blanches

Création

Le Rotary a vu le jour à Chicago, Illinois, aux États-Unis le 23 février 1905. C'est à cette date que son fondateur, Paul P. Harris, avocat, tint la première réunion, en compagnie de trois amis, Silvester Schiele, négociant en charbon, Gustavus H. Loehr, ingénieur des mines et Hiram E. Shorey, tailleur. Ils étaient d'origine allemande, suédoise, irlandaise, américaine et appartenaient aux confessions protestante, catholique et israélite4.

À l'origine, l'idée de Paul Harris était de promouvoir la solidarité entre hommes d'affaires, mais, très vite, la notion d'une action humanitaire vint se greffer sur cet objectif. Les réunions étaient tenues à tour de rôle sur le lieu de travail de chacun des membres, d'où le nom de Rotary. Les premiers mois furent difficiles, de nombreuses discussions très vives sur l'évolution souhaitable opposant les membres du premier club. Ce n'est que fin 1906 que put être envisagé sereinement le développement du Rotary5.

Philosophie

Selon ses statuts officiels6, le Rotary a pour objectif de cultiver l’idéal de servir auquel aspire toute profession honorable et, plus particulièrement, s’engage à :

  1. Mettre à profit les relations et contacts pour servir l’intérêt général ;
  2. Observer des règles de haute probité dans l’exercice de toute profession ; reconnaître la dignité de toute occupation utile ; considérer la profession de chaque Rotarien comme un vecteur d’action au service de la société ;
  3. Appliquer l’idéal de servir dans la vie privée, professionnelle et publique ;
  4. Faire progresser l’entente entre les peuples, l’altruisme et le respect de la paix par le biais de relations amicales entre les membres des professions, unis par l’idéal de servir.

Le « critère des quatre questions » est une série d'interrogations devant servir à définir si une action est bonne ou non. Il est conçu comme suit :

En regard de ce que nous pensons, disons ou faisons :

  • Est-ce conforme à la vérité ?
  • Est-ce loyal de part et d'autre ?
  • Est-ce susceptible de stimuler la bonne volonté réciproque et de créer des relations amicales ?
  • Est-ce bénéfique à tous les intéressés ?

Finances

La Fondation Rotary est essentiellement financée par des contributions volontaires, venant ou non de Rotariens. Pour l'année comptable 2008-2009, leur montant dépasse 220 millions de dollars, dont 80 millions de dollars en provenance de la Fondation Bill & Melinda Gates pour le programme PolioPlus8. Les programmes humanitaires se voient affecter plus de 47 M $, les programmes éducatifs 29, PolioPlus 90, la différence couvrant les dépenses de fonctionnement et de développement, et une dotation aux fonds propres9.

Charity Navigator, organisme américain d'évaluation de la santé financière et de la transparence des organisations de bienfaisance, note la Fondation Rotary à hauteur de 67,75 sur un maximum de 7010.

PolioPlus

Le programme PolioPlus a été lancé par le Rotary en 1985 avec pour objectif l'éradication de la poliomyélite par la voie de la vaccination des enfants, et ce pour 2005, année du Centenaire du Rotary.

En 1988, l'Organisation mondiale de la santé prenait le relais en lançant The Global Polio Eradication Initiative (Initiative globale d'éradication de la polio - GPEI), en partenariat avec le Rotary, l'UNICEF (United Nations Children's Fund - Fonds des Nations Unies pour l'enfance) et le CDC (US Centers for Disease Control and Prevention - Centres de contrôle et de prévention des maladies) d'Atlanta.

PolioPlus est ainsi la première et plus importante campagne de santé publique entreprise par une organisation non gouvernementale11.

Grâce à son réseau international de bénévoles sur le terrain, le Rotary participe à la livraison des vaccins et aux actions de mobilisation sur le terrain, et règle les questions d’ordre logistique en coopération avec les ministères de la santé des pays concernés, l’OMS, l’UNICEF, et le CDC d’Atlanta12.

À fin 2012, le Rotary a versé plus de 1 milliard dollars13 destinés à la vaccination de plus de deux milliards d’enfants dans 122 pays14.

En 2013, seuls trois pays connaissent encore cette maladie sous forme endémique : Afghanistan, Nigéria et Pakistan15.

Scroll To Top